Un savoir-faire de renommée mondiale

L’or blanc de la Haute-Vienne

Le sous-sol de la Haute-Vienne disposait de toutes les matières nécessaires à la fabrication de la porcelaine : le kaolin, le quartz, le feldspath, les oxydes métalliques pour la réalisation des couleurs des décors, le bois transporté par la Vienne pour chauffer les fours et l’eau réputée pour sa pureté.

 



L’or blanc de la Haute-Vienne


C’est grâce à la découverte du kaolin en 1768 à Saint Yrieix-la-Perche (40 km au sud de la Haute-Vienne) et à la volonté de l’intendant Turgot que l’industrie porcelainière s’est développée à Limoges. La première manufacture de porcelaine s’ouvrit en 1771 ; deux ans plus tard, elle fut placée sous la protection du Comte d’Artois puis rachetée en 1784 par la manufacture royale de Sèvres avant d’être revendue pour un franc symbolique en 1796.


Après les troubles de la Révolution, les manufactures privées s’attachèrent à produire de la porcelaine de qualité. Le kaolin limousin permettait d’obtenir un blanc exceptionnel et translucide. Une grande partie des pièces était ensuite décorée à Paris.


C’est au cours de la seconde moitié du XIXème siècle que la porcelaine connaît son apogée ; en 1840, on compte une trentaine d’usines ; la réputation d’excellence de la porcelaine dépasse largement les frontières. Dès 1865, Haviland exporte vers l’Amérique et ses décors inspirés du japonisme enrichissent la créativité. Les évolutions technologiques, la main d’œuvre habile et bon marché, la diversité des formes et des décors, la réalisation d’objets d’art, la virtuosité créatrice d’artistes comme Félix Bracquemond, Suzanne Lalique, Jean Dufy ou Sandoz ont favorisé l’expansion de la porcelaine.


Reconnaissance internationale Les porcelainiers ont été récompensés à plusieurs reprises lors de leur participation à des expositions universelles à Londres, Paris, Vienne, Philadelphie et Chicago. En 1925, l’Exposition internationale des arts décoratifs confère à Limoges le titre prestigieux de « capitale internationale de la porcelaine ».

 

 

 

Les grands noms de la porcelaine

Les grands noms de la porcelaine


L’audace, la créativité des grands fabricants de la porcelaine : Pouyat, Dufraisseix, Haviland, Royal Limoges (en activité depuis 1797) Bernardaud, Tharaud, Lafarge, Jammet- Seignolle, Raynaud, Artoria, Coquet, R. Haviland et C. Parelon, Médard de Noblat, Merigous ou l’Ancienne Manufacture Royale (spécialisée dans le rééditions d’objets services anciens) contribuèrent et continuent à contribuer à son rayonnement et à sa notoriété.



La découverte du kaolin


C’est par hasard que le kaolin a été découvert à Saint-Yrieix-la-Perche. L’histoire raconte que Madame Darnet utilisait pour blanchir son linge « une argile blanche ». Son mari, chirurgien, intrigué par cette matière décida de la faire analyser. Il s’avéra qu’il s’agissait d’un kaolin d’une pureté remarquable. Le chef du laboratoire des pâtes de la manufacture royale de Sèvres fut dépêché sur place et découvrit à Saint-Yrieix-la-Perche un gisement « d’une blancheur et d’une beauté à se mettre à genou devant »… Quelques mois plus tard, la carrière fut achetée au nom de Louis XVI.

Limoges, la Ville Rouge

Limoges, la Ville Rouge

Limoges, « la ville rouge », l’origine de l’expression se situe dans la seconde moitié du XIXe siècle. Pauline Roland (1) la qualifia de « Rome du socialisme. »


Les évènements d’avril 1848, sont parmi ceux qui fondent cette réputation, en particulier, lorsque les ouvriers s’insurgent contre les résultats des élections, ils détruisent les P.V. des élections, occupent la ville, désarment la garde nationale et pillent les armureries. Pendant un mois la ville est une sorte de République autonome. Le Préfet de la Haute-Vienne écrit en septembre 1848, « Limoges est peut-être la ville de France où le socialisme a jeté ses plus profondes racines. Nulle part il n’a rencontré des adeptes plus convaincus. »


En avril 1871, une brève Commune de Limoges intervient, les ouvriers s’emparent pendant quelques heures du pouvoir, mais c’est surtout à partir des années 1880, que l’anticléricalisme, l’antimilitarisme et le socialisme se développent définitivement dans la ville.


L’industrialisation, et le développement des secteurs de la porcelaine et de la chaussure (figures des deux ouvriers que l’on retrouve sur le monument aux morts de 14-18 ) qui représentent respectivement jusqu’à 13 000 et entre 2 et 3 000 ouvriers, transforment l’espace urbain et entraînent des luttes sociales d’importance.

 


La naissance de la C.G.T à Limoges

 

Les grèves atteignent leur apogée dans les cinq premières années du XXe, où elles sont déterminées par des conflits d’autorité. Parallèlement les ouvriers ont développé des organisations corporatives, cumulant différentes fonctions : mutuelles, fonds de chômage, défense des intérêts professionnels…

En septembre 1895, la création de la CGT, par des « militants impécunieux et résolus [qui] avaient choisi Limoges pour donner au prolétariat l’outil qui lui manquait : une centrale syndicale organisée, doublement étayée sur la région et la profession » intervient donc dans la ville.

 

 

 

La lutte de 1905

La lutte de 1905

 

C’est dans les deux grandes usines de porcelaine Haviland, avec la réclamation par les ouvriers du renvoi de 2 contremaîtres, que débute le conflit. Les patrons refusent cette requête et 21 patrons porcelainiers décident le 13 avril, la fermeture de leurs usines, pratiquant un lock-out qui met à la rue des milliers d’ouvriers porcelainiers. Les manifestations des ouvriers en guise de protestation, aboutissent à des occupations momentanées d’usine, à des affrontements avec l’armée et à l’édification de barricades, en particulier le samedi 15 avril. Précédemment, dans l’usine Théodore Haviland, des mannequins symboliquement décapités sont brandis, tandis que l’automobile du patron est incendiée. Des armureries sont pillées dans la nuit du 15 au 16 avril et une bombe explose devant le directeur de l’usine Charles Haviland.

 

Suite à l’arrestation de 4 individus suspectés d’avoir volé des armes, une nouvelle manifestation précédée des drapeaux rouge et noir part du cirque théâtre, pour aboutir dans la soirée devant la prison, où la porte est enfoncée. La troupe appelée pour dégager le champ de foire, tire sur les manifestants. Camille Vardelle, jeune porcelainier est tué net. Ses funérailles vont réunir près du tiers de la population limougeaude.



Une réputation bien ancrée

 

Limoges, « la ville rouge », l’expression réapparait dans le discours du chef des Croix de Feu, le colonel de La Rocque, lors de sa venue dans la propriété d’un industriel de la porcelaine en juin 1935.


En novembre 1935, lors d’une réunion des Croix de Feu, ligue nationaliste structurée sur un mode militaire, des affrontements interviennent entre contre-manifestants de gauche et militants Croix de Feu. Ces derniers tirent sur leurs adversaires, blessant grièvement les militants de gauche, dont un décède de ses blessures.


(1) : Pauline Roland : militante socialiste engagée dans le mouvement d’émancipation de la femme, elle prend part à la révolution de 1848.


Sources :
Jean-Marc Ferrer et Philippe Grandcoing, une histoire de Limoges, 2003.
Vincent Brousse, Dominique Danthieux et Philippe Grandcoing, 1905, le printemps rouge de Limoges, 2005.


Limoges, la ville rouge doit son nom également au fait que lorsque les clapets des 135 fours à porcelaine étaient ouverts, les flammes illuminaient le ciel et donnaient à la ville une belle couleur rouge.

Les pièces remarquables en images

Nous vous présentons une sélection de pièces remarquables du Musée Adrien Dubouché :



Pot à eau et son bassin
Porcelaine dure
Manufacture dite du comte d’Artois, Limoges entre 1784 et 1792

Pot à eau et son bassin

Cet objet est l’un des plus beaux que l’on connaisse en porcelaine de Limoges du XVIIIe siècle. Son décor à la riche polychromie est très raffiné : il présente, au milieu d’un superbe bouquet de fleurs, la palette du peintre avec la diversité des couleurs que l’on retrouve dans le décor. Pot à eau et bassin, d’un usage courant dans les arts de la table à cette époque, était utilisé par les convives pour se rincer les mains avant de passer à table.

 

 

Ecuelle à bouillon
Porcelaine dure
Attribué à la manufacture Baignol, Limoges début XIXe siècle

Ecuelle à bouillon

Ce ravissant objet présente une forme très élégante : posé sur un pied très fin, il est cantonné de deux anses élancées terminées par des têtes de femmes. Son décor blanc et or est typique du goût classique qui s’épanouit sous l’empire et la Restauration. Elle fut sans doute fabriquée dans l’entreprise Baignol l’une des toutes premières à s‘ouvrir à Limoges au XIXe siècle. Une telle écuelle permettait de se faire servir un bouillon chaud dès le réveil.

 

 

Paire de vase en forme de rhyton
Porcelaine dure
Manufacture de Coussac-Bonneval, Limoges vers 1830

Paire de vase en forme de rhyton

La manufacture de Coussac fut ouverte en 1827 par le marquis de Bonneval, familier du roi Charles X, qui avait découvert du kaolin sur ses terres. Il fit construire de toutes pièces une manufacture qui travailla pour le marché parisien, d’où l’excellente qualité de sa production. Cette forme de vases grecs avec une hure de sanglier est influencée par le vase de la collection Borghèse qui était entré au Louvre peu de temps auparavant.

 

 

Deux coupes aux bords découpées
Porcelaine dure
Manufacture Alluaud, Limoges 1827

Deux coupes aux bords découpées

Ces objets font partie d’un service qui aurait été exécutés par François Alluaud à l’occasion du mariage de sa fille. La forme est pour cette époque une prouesse technique, car les découpes risquaient de se déformer lors de la cuisson de la matière à la haute température de 1400°. Cette forme plut beaucoup et elle fut produite pendant de nombreuses années, puisqu’on la trouve encore sur un catalogue de 1851.

 

 

Pendule au cavalier turc
Porcelaine dure
Manufacture Michel et Valin, Limoges 1839

Pendule au cavalier turc

Cette pendule est typique du goût pour l’orientalisme qui s’épanouit dans l’art à cette époque sous l’influence de peintres comme Eugène Delacroix ou Eugène Fromentin. Leurs auteurs, Michel Aaron et Jean-Baptiste Valin , deux sculpteurs parisiens, avaient racheté une manufacture de porcelaine à Limoges, car il était sans doute plus économique de produire ces pièces en porcelaine plutôt qu’en bronze. La vive polychromie rencontrait alors un vif succès.

 

 

Vase à décor de grecque
Biscuit de porcelaine dure
Manufacture Ruaud,, Limoges vers 1850

Vase à décor de grecque

Le porcelainier Jean-Baptiste Ruaud avait reçu une formation d’ingénieur. Il tint à ce titre une place importante dans l’amélioration et le développement des technique porcelainières à Limoges. Il s’attacha à améliorer les techniques de modelage , obtenant ainsi des objets d’un finesse remarquable. La maîtrise de la cuisson – il contribua à introduire la cuisson à la houille à Limoges – et le choix des meilleurs kaolins lui permirent d’obtenir des blancs remarquables.

 

 

Tasse et sa soucoupe
Porcelaine dure, décor de pâte sur pâte
Décor d’Alpinien Margaine
Manufacture Gibus, Limoges vers 1870-1872

Tasse et sa soucoupe

Cette tasse est couverte d’un émail rose, dit « rose isabelle », à base de chrome mélangé à de l’oxyde d’étain et à de la chaux (Alfred Dubreuil), qui était difficile à poser de façon unie. La délicate couleur ainsi obtenue est rehaussée d’un décor en pâte sur pâte d’une finesse si étonnante que l’artiste a signé sa pièce, ce qui est très rare pour un objet de ce type.

 

 

Tasse et sa soucoupe

Buste « l’automne »
Biscuit de porcelaine dure
Modèle de A. Arnaud,
Manufacture Ardant, Limoges vers 1865

Buste « l’automne »

Avec le goût pour la porcelaine blanche, se développa à Limoges les sculptures en biscuit non décorés. Pour cela les entreprises firent appel à des artistes de talent, qui travaillaient soit dans la région soit à Paris. C’est le cas pour Charles-Auguste Arnaud, un élève de Rude qui se fit connaître par ses envois aux salons des artistes français entre 1848 et 1865. Ami d’Adrien Dubouché, Ardant bénéficia des relations parisiennes de ce grand mécène pour attirer des artistes de talent dans sa manufacture.

 

 

Buire « Cellini »
Biscuit de porcelaine dure
Modèle de Siméon Bellac
Manufacture Ardant, Limoges 1866

Buire « Cellini »

Il s’agit de l’un des objets en porcelaine de Limoges les plus réussis de cette époque. Un exemplaire fut présenté à l’exposition universelle de 1867. L’artiste, originaire de Bordeaux, qui travaillait habituellement pour des orfèvres, a utilisé un principe mis au point à Wedgwood, qui consiste à colorer la pâte dans la masse pour varier les couleurs. La finesse du travail justifiait le renvoi à l’un des plus grand nom de l’orfèvrerie de la renaissance française.

 

 

Tête à tête « Mousseline ».
Porcelaine dure
Manufacture Pouyat, Limoges 1862

Tête à tête « Mousseline ».

La manufacture Pouyat développa la notion de « blanc de Limoges » qui se développa au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Grâce à la qualité des kaolins du Limousin et aux remarquables capacités techniques des entreprises, les porcelainiers de Limoges purent ainsi se faire remarquer de leur clientèle internationale dans les expositions universelles. « Le blanc n’est pas seulement notre luxe, il est encore notre honneur : l’obtenir superbe n’est pas affaire de vanité ; c’est une question de conscience, et en matière de conscience, on ne saurait montrer trop de délicatesse ».

 

 

Surtout du service « Grain de riz »
Porcelaine dure
Modèle de Albert Dammouse

Surtout du service « Grain de riz »

Manufacture Pouyat, Limoges 1878 Ce centre de table constitue l’un des fleurons de la porcelaine de Limoges. Il reçut une médaille d’or à l’exposition universelle de 1878. Œuvre d’un décorateur de renom, il fut traduit en trois dimensions par un sculpteur en vogue Alexandre Schoenwerk. Il réunit toutes les difficultés techniques : émail, biscuit, porcelaine découpée, jours découpés ou grains de riz, d’où son nom.

 

 

Coupe à la libellule
Porcelaine dure, décor de « grains de riz »
Manufacture Pouyat, , Limoges entre 1902 et 1906

Coupe à la libellule

La manufacture Pouyat, grâce à l’aide de la société Viltar et Collet de Paris, poussa la technique du grain de riz à sa perfection. Il s’agissait de découper la porcelaine non encore cuite et de remplir les orifices obtenus avec de l’émail. Lorsque l’émail, comme ici, est polychrome, l’effet décoratif est particulièrement raffiné. Cette technique onéreuse et difficile fut abandonnée dès 1906.

 

 

Service « parisien »
Porcelaine dure
Décor de Félix Bracquemond
Manufacture Haviland, Limoges 1876

Service « parisien »

Charles-Edouard Haviland ouvrit à Paris en 1872 un atelier de recherche artistique dont il confia la direction à l’artiste Félix Bracquemond. Ce célèbre graveur, ami des impressionnistes contribua à introduire le courant japoniste dans les arts décoratifs français. Après le fameux service Rousseau, en faïence, il proposa ce subtil décor pour former le service parisien, qui tout en s’inspirant de l’esthétique japonaise, propose une esthétique subtilement renouvelée.

 

 

Service « Pâquerette »
Porcelaine dure
Décor de Suzanne Lalique
Manufacture Théodore Haviland, Limoges, vers 1925

Service « Pâquerette »

Suzanne Lalique, la fille du célèbre maître verrier, avait épousé Paul Haviland, fils de Charles-Edouard, le directeur de la célèbre manufacture de porcelaine limousine. Excellente dessinatrice, elle avait travaillé pour des décors de théâtre. Elle s’intéressa à la céramique et proposa à son oncle Théodore Haviland une trentaine de décors sur lesquels « la simplicité raffinée de la palette, la grâce subtile des harmonies colorées, les nuances d’une pâte à la fois riche et légère font éclore les fleurs mystérieuses de l’enchantement » (1931).

 

 

Femme au manchon
Porcelaine dure, décor sous émail
Modèle de George de Feure
Manufacture GDA, Limoges, vers 1903

Femme au manchon

Cette élégante jeune femme est un modèle commandé par Siegfried Bing, l’initiateur du courant artistique l’Art Nouveau pour son magasin parisien. Il souhaita qu’il fut « une maison ouverte comme point de ralliement à toutes les jeunes ardeurs impatientes de manifester la modernité de leurs tendance » et y appela de jeunes artistes talentueux comme Georges de Feure, peintre et sculpteur qui fit de la femme fatale telle que la voyait Baudelaire un leitmotiv de son œuvre.

 

 

Vase décoratif
Porcelaine dure
Modèle de Pierre Chabrol et René Crevel
Manufacture Porcelaine Limousine, Limoges 1925

Vase décoratif

Ce vase a été commandé par l’architecte Pierre Chabrol pour décorer le pavillon de la région limousine qu’il éleva pour l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, qui se tint à Paris en 1925. Œuvre de l’architecte lui-même il présente une belle forme architecturée, tandis que son décor typique du courant artistique qui s’amorçait alors, renvoie aux fameux ballets de Joséphine Baker.

 

 

Vase couronne
Biscuit de porcelaine dure
Modèle de Martin Szekely
Manufacture Bernardaud, Limoges 1999

Vase couronne

Cet artiste spécialisé dans le mobilier – il créa la fameuse chaise longue Pi en 1983 - s’est intéressé depuis quelques années à la céramique. Il a travaillé en particulier pour la pour le Centre de Recherche des Arts du Feu et de la Terre mais aussi pour la manufacture Bernardaud à Limoges. Ce vase d’une subtile couleur bleu pâle, est couronné de boules en porcelaine évidées, situant cet objet à la charnière entre l’objet utilitaire et l’objet-sculpture purement décoratif.

 

 

Service « Lune »
Porcelaine dure
Décor d’Andrée Putman
Ancienne manufacture royale, Limoges 1988

Service « Lune »

La longue tradition de coopération entre les porcelainiers de Limoges et des artistes de renom se poursuit au cours du XXe siècle. Cela permet une riche émulation entre l’artiste qui propose une idée, et le fabricant qui doit adapter ses ressources techniques en vue de la traduction concrète de l’idée de l’artiste. Les porcelainiers contemporains ont compris l’importance de cet enjeu et font appel à de nombreux artistes créatifs.

 

 

Soliflore « Babouchka »
Porcelaine dure
Modèle de Pierre Cazenove
Manufacture Artoria, Limoges 1996

Soliflore « Babouchka »

Cet objet très coloré répond au souci premier de la porcelaine, être décorative. Les objets les plus divers ont été fabriqués dans ce matériau depuis plus de trois cent ans. Ici il s’agit d’un soliflore, c’est à dire un vase très mince destiné à recevoir une seule fleur. L’artiste s’est inspiré ici d’une esthétique proche de celle de l’Europe centrale et orientale.

 



Crédit photo : Musée Adrien Dubouché.